
Chirurgie orthognathique
Chirurgie orthognathique et harmonisation faciale : retrouvez l’équilibre et la fonction.
Durée
2 à 5 heures
Anesthésie
Anesthésie générale
Hospitalisation
1 à 2 nuits
Convalescence
Reprise des activités courantes en 2 à 3 semaines, alimentation molle 4 à 6 semaines
Un décalage des mâchoires ne concerne pas uniquement l’alignement dentaire : il retentit directement sur la mastication, la respiration, la santé des articulations temporo-mandibulaires (ATM) et le soutien des tissus du visage.
Mâchoire décalée, menton fuyant, mâchoire qui avance, dents du bas devant celles du haut, sourire qui découvre trop la gencive ou visage asymétrique : lorsque l’orthodontie seule ne suffit pas, ces situations relèvent de la chirurgie orthognathique, aussi appelée chirurgie des mâchoires.
Alliant chirurgie maxillo-faciale de pointe et technologies numériques, la chirurgie orthognathique repositionne les bases osseuses avec une précision millimétrique afin de restaurer une occlusion fonctionnelle pérenne et de révéler l’harmonie naturelle de votre profil.
Le protocole, étape par étape.
- Étape 1
Préparation orthodontique
Alignement des arcades pendant 6 à 18 mois avant l’intervention, en coordination étroite avec votre orthodontiste.
- Étape 2
Planification virtuelle 3D
Fusion du CBCT, des empreintes optiques intra-orales et de la photographie 3D faciale, puis simulation des déplacements osseux (VSP) et impression de gouttières chirurgicales sur mesure.
- Étape 3
Intervention
Ostéotomies maxillaires et/ou mandibulaires par voie endobuccale, transfert du plan virtuel au bloc et ostéosynthèse rigide.
- Étape 4
Finition
Élastiques de guidage, rééducation douce de l’ouverture buccale, réglages orthodontiques post-opératoires et contention.
Plus de 25 ans d’expérience, la sécurité du patient en priorité
Diplômé en stomatologie à Bruxelles en 1997, le Dr Afshin Yousefpour a suivi un cursus complet de chirurgie maxillo-faciale au Royaume-Uni et obtenu en 2006 le titre de Consultant Spécialiste. Il est Fellow du Royal College of Surgeons of Edinburgh (FRCSEd).
En chirurgie orthognathique, son objectif est de restaurer la fonction et l’harmonie du visage tout en réduisant au maximum les risques et les suites opératoires. Il s’appuie pour cela sur la planification virtuelle 3D et, lorsque c’est indiqué, sur la piézochirurgie (ultrasons), qui coupe l’os de façon sélective en protégeant les nerfs et les tissus mous.
Un travail d’équipe avec votre orthodontiste
La chirurgie orthognathique est un traitement mené à deux. L’orthodontiste prépare les arcades avant l’intervention, le chirurgien repositionne les mâchoires, puis l’orthodontiste réalise les réglages finaux. Le Dr Yousefpour travaille en étroite collaboration avec les orthodontistes référents, à chaque étape : bilan initial, choix du moment de l’intervention, planification et suivi postopératoire.
La planification virtuelle 3D : l’excellence numérique
Fusion de données multimodales : intégration précise du scanner volumique à faisceau conique (CBCT, pour l’anatomie osseuse et nerveuse), des empreintes optiques intra-orales (précision occlusale au micromètre) et de la photographie 3D faciale (anticipation de la réponse des tissus mous et des lèvres).
Chirurgie virtuelle personnalisée (VSP) : simulation 3D des déplacements osseux, optimisation des voies aériennes supérieures et fabrication de gouttières chirurgicales sur mesure par impression 3D, pour transférer le plan virtuel au bloc opératoire avec une exactitude totale.
Expertise particulière du Dr Yousefpour : maîtrise complète de la chaîne numérique et des logiciels de simulation 3D avancés, permettant d’aligner au millimètre près l’occlusion dentaire, la symétrie squelettique et la dynamique des tissus mous du visage.
Ostéotomie maxillaire de Le Fort I
L’ostéotomie de Le Fort I consiste à mobiliser l’arcade osseuse supérieure pour la repositionner dans les trois plans de l’espace : avancée, impaction verticale, abaissement ou correction d’asymétrie.

Indications : béances antérieures (dents qui ne se touchent pas), excès vertical maxillaire (« sourire gingival »), insuffisance antéro-postérieure (mâchoire supérieure en retrait, profil creusé) ou asymétries faciales.
Expertise particulière : ostéotomie piézoélectrique (ultrasons) pour des traits de coupe d’une finesse micrométrique préservant les muqueuses sinusiennes et vasculaires, combinée au guidage 3D pour un positionnement vertical précis de l’étage moyen sans impacter l’esthétique nasale.
Suites opératoires : œdème maxillaire et labial marqué pendant 7 à 10 jours, congestion nasale fréquente la première semaine, alimentation molle ou mixée pendant 4 à 6 semaines, reprise des activités courantes après 2 à 3 semaines.
Complications possibles : saignement nasal (épistaxis), hypoesthésie transitoire de la lèvre supérieure et des ailes du nez, sinusite postopératoire, retard de consolidation osseuse.
Ostéotomie mandibulaire (ostéotomie sagittale bilatérale)
Cette technique permet d’avancer, de reculer ou de réaligner la mâchoire inférieure en réalisant une section osseuse sagittale des branches montantes, sans impacter l’arcade dentaire elle-même.

Indications : rétrognathie (mâchoire inférieure en retrait, menton fuyant, souvent associée à l’apnée du sommeil), prognathisme (mâchoire qui avance, dents du bas devant celles du haut) et latéromandibulies (mâchoire décalée sur le côté, menton dévié).
Expertise particulière : repérage tridimensionnel rigoureux du trajet du nerf alvéolaire inférieur sur CBCT et ostéotomie piézoélectrique (ultrasons), technique de dernière génération qui découpe l’os de façon sélective afin de minimiser le risque de lésion du nerf alvéolaire inférieur et de paresthésie, tout en favorisant une adaptation condylienne physiologique au sein des ATM.
Suites opératoires : œdème des joues et du bas du visage avec ecchymoses possibles sur le cou, limitation transitoire de l’ouverture buccale (trismus) nécessitant une rééducation douce, port d’élastiques de guidage légers sans blocage strict des mâchoires, alimentation semi-liquide puis molle durant 6 semaines.
Complications possibles : hypoesthésie ou paresthésie du nerf alvéolaire inférieur (perte de sensibilité transitoire de la lèvre inférieure et du menton, avec une récupération s’étendant généralement sur plusieurs mois et un engourdissement résiduel partiel possible mais peu fréquent), retard de consolidation, troubles temporo-mandibulaires transitoires.
Expansion transversale et distraction palatine (DOME / SARPE)
Chez l’adulte, les sutures osseuses du palais étant fermées, la distraction maxillaire chirurgicalement assistée permet d’élargir le palais de façon stable en combinant une ostéotomie peu invasive à un distracteur palatin mécanique.

Indications : palais étroit (articulé croisé bilatéral ou unilatéral), encombrement dentaire sévère, résistance nasale accrue et apnées obstructives du sommeil.
Expertise particulière : corticotomies ciblées mini-invasives et libération de la suture ptérygo-maxillaire sous contrôle direct, assurant une expansion parallèle symétrique sans bascule dentaire vestibulaire et optimisant immédiatement le débit respiratoire nasal.
Suites opératoires : gêne modérée au niveau du palais et sensation de tension nasale lors de l’activation quotidienne du disjoncteur pendant 10 à 15 jours, apparition temporaire d’un diastème entre les incisives centrales refermé ensuite par l’orthodontiste, alimentation molle pendant la phase d’activation.
Complications possibles : déplacement dentaire asymétrique, nécrose gingivale localisée, inconfort mécanique lié à l’appareil, récidive transversale partielle.
Expansion maxillaire assistée par minivis (MARPE)
Le protocole MARPE (Miniscrew-Assisted Rapid Palatal Expansion) utilise un disjoncteur fixé directement dans l’os palatin à l’aide de mini-vis d’ancrage temporaires, permettant une expansion purement osseuse tout en protégeant le parodonte et les racines dentaires.

Indications : déficit transversal maxillaire chez l’adolescent en fin de croissance ou le jeune adulte, en alternative ou en complément mini-invasif.
Expertise particulière : planification numérique 3D personnalisée de l’insertion des micro-vis d’ancrage, basée sur l’épaisseur osseuse bicorticale mesurée au CBCT, garantissant une stabilité primaire maximale du dispositif et une transmission intégrale des forces d’expansion au squelette maxillaire.
Suites opératoires : suites simples, douleur légère bien contrôlée par les antalgiques usuels, sensation d’étirement au niveau de la racine du nez, pas d’éviction sociale requise.
Complications possibles : descellement ou inflammation autour d’une mini-vis d’ancrage, échec d’ouverture de la suture médiane chez l’adulte mûr nécessitant une assistance chirurgicale complémentaire.
Génioplastie fonctionnelle et esthétique
La génioplastie est une ostéotomie de la symphyse mentonnière permettant de déplacer le menton osseux dans toutes les directions : avancée, recul, abaissement, impaction verticale ou centrage.

Indications : rétrogénie (menton effacé ou fuyant), progénie (menton saillant), asymétries mentonnières ou incompétence labiale (difficulté à fermer les lèvres au repos sans crisper les muscles mentonniers).
Expertise particulière : analyse conjointe du profil osseux et des tissus mous par morphing 3D haute fidélité, associée à une ostéosynthèse rigide sur mesure, permettant de redéfinir la ligne mandibulaire (jawline), d’optimiser le soutien des muscles mylo-hyoïdiens et d’obtenir une fermeture labiale spontanée, sans tension.
Suites opératoires : œdème modéré du bas du visage et pansement compressif maintenu quelques jours, paresthésie temporaire de la lèvre inférieure et de la pulpe du menton durant quelques semaines, reprise du travail après 7 à 10 jours.
Complications possibles : perte de sensibilité résiduelle du nerf mentonnier, asymétrie résiduelle, résorption osseuse au niveau des traits de coupe.
Le consentement éclairé : une décision médicale partagée
La chirurgie orthognathique s’inscrit au sein d’un traitement médico-chirurgical associant étroitement le chirurgien maxillo-facial et votre orthodontiste.
Le consentement éclairé constitue une étape fondamentale de votre prise en charge. Avant toute intervention, une consultation dédiée permet de vous exposer de manière transparente :
Les bénéfices fonctionnels, respiratoires et esthétiques attendus.
Les étapes de la planification numérique 3D et le déroulement exact de l’opération, avec visualisation des simulations virtuelles.
Les suites opératoires, le protocole antalgique et les consignes nutritionnelles adaptées.
Les risques et aléas chirurgicaux spécifiques à votre situation anatomique.
Un temps de réflexion garanti
Un document de consentement détaillé et personnalisé vous est remis, vous permettant de disposer de tout le temps de réflexion nécessaire avant de vous engager sereinement dans votre parcours de soin.
Questions fréquentes
Quand la chirurgie orthognathique est-elle indiquée ?
Elle est indiquée lorsqu’un décalage des mâchoires ne peut pas être corrigé par l’orthodontie seule : mâchoire inférieure en retrait ou trop en avant, béance, sourire gingival, asymétrie, palais étroit ou apnées du sommeil liées à la position des mâchoires.
J’ai une mâchoire décalée : l’orthodontie seule peut-elle suffire ?
Lorsque le décalage ne concerne que la position des dents, un traitement orthodontique peut suffire. Lorsque ce sont les os des mâchoires eux-mêmes qui sont décalés (mâchoire en retrait, mâchoire qui avance, mâchoire déviée sur le côté), l’orthodontie ne peut que compenser en inclinant les dents : la chirurgie orthognathique repositionne alors les mâchoires, en association avec votre orthodontiste. Le bilan au cabinet (CBCT, empreintes optiques et photographie 3D) permet de trancher.
Comment corriger un menton fuyant ?
Tout dépend de la position des dents. Si les dents s’emboîtent correctement, une génioplastie (déplacement du menton osseux) suffit à redessiner le profil. Si le menton fuyant s’accompagne d’une mâchoire inférieure en retrait et de dents du haut trop en avant (classe II), un avancement mandibulaire corrige à la fois le profil, l’articulé dentaire et souvent la respiration nocturne.
Ma mâchoire inférieure avance : que peut-on faire ?
Une mâchoire qui avance, avec les dents du bas devant celles du haut (classe III ou prognathisme), est corrigée par chirurgie orthognathique : recul de la mâchoire inférieure, avancée de la mâchoire supérieure ou, le plus souvent, les deux (chirurgie bimaxillaire). La planification 3D détermine la combinaison qui équilibre le mieux le profil et l’occlusion.
Faut-il porter un appareil orthodontique avant l’opération ?
Oui, dans la plupart des cas. Une préparation orthodontique de 6 à 18 mois aligne les arcades avant l’intervention, en coordination étroite entre votre orthodontiste et le Dr Yousefpour, puis des réglages orthodontiques suivent l’opération.
Comment l’intervention est-elle planifiée ?
Le scanner CBCT, les empreintes optiques et la photographie 3D du visage sont fusionnés pour simuler les déplacements osseux. Des gouttières chirurgicales sur mesure, imprimées en 3D, permettent ensuite de reproduire ce plan au bloc opératoire.
Comment le risque pour le nerf est-il limité ?
Le trajet du nerf alvéolaire inférieur est repéré en 3D sur le CBCT, et l’ostéotomie piézoélectrique (ultrasons) coupe l’os de façon sélective pour réduire le risque de lésion. Une perte de sensibilité transitoire de la lèvre reste possible ; elle récupère généralement en quelques mois.
Combien de temps dure l’hospitalisation et la récupération ?
L’intervention dure 2 à 5 heures sous anesthésie générale, avec 1 à 2 nuits d’hospitalisation. Les activités courantes reprennent en 2 à 3 semaines, avec une alimentation molle pendant 4 à 6 semaines.
La chirurgie orthognathique est-elle remboursée ?
La chirurgie orthognathique, intervention à visée fonctionnelle, fait l’objet d’une intervention de la mutuelle. Le détail des frais vous est communiqué par écrit avant toute décision.
Photos avant / après : chirurgie orthognathique
Deux exemples de chirurgie orthognathique réalisés par le Docteur Yousefpour. La première patiente a bénéficié d’une chirurgie bimaxillaire : une ostéotomie d’avancement du maxillaire supérieur de type Le Fort I, associée à une ostéotomie mandibulaire de recul de type Dal Pont, pour corriger sa dysmorphose faciale et sa malocclusion de classe III (promandibulie, rétromaxillie ou association des deux). La seconde patiente a bénéficié d’une ostéotomie d’avancement mandibulaire de type Dal Pont, pour corriger sa malocclusion de classe II avec rétromandibulie. Chaque résultat est propre au patient et à son anatomie ; il ne constitue pas une garantie de résultat.
Deux patientes présentées. Touchez ou cliquez sur une photo pour l’agrandir.
